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Silo: comment nous sommes arrivés ici

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Sapiens, l’homme qui se racontait des histoires

« C’est la plus grosse lacune de notre intelligence de l’histoire. La plupart des historiens se concentrent sur les idées des grands penseurs ou l’essor et la chute des empires. Ils n’ont rien à dire de l’influence de ces événements sur le bonheur et la souffrance des individus. Après l’essor de la chrétienté, ou de l’Empire romain, les hommes ont-ils été plus heureux ? Et si ce n’est pas le cas, qu’est- ce que cela nous dit de l’impact de la chrétienté ? Répondre n’est pas aisé, mais il est grand temps que les historiens s’y engagent. » (source: Sapiens, l’homme qui se racontait des histoires » Yuval Noah Harari.

(source: Weronika Zarachowicz. Publié le 15/09/2015. « https://www.telerama.fr/idees/sapiens-l-homme-qui-se-racontait-des-histoires,131186.php

à propos de surmonter la souffrance comme le grand défi de l’humanité:

  1. Voici ma question : à mesure que ta vie s’écoule, est‑ce le bonheur ou la souffrance qui grandit en toi ? Ne me demande pas de définir ces mots. Réponds selon ce que tu sens…
  2. Même si tu es sage et puissant, si le bonheur et la liberté ne grandissent pas en toi et chez ceux qui t’entourent, je rejetterai ton exemple.
  3. Accepte, par contre, ma proposition : suis le modèle de ce qui naît et non celui de ce qui s’achemine vers la mort. Saute par dessus ta souffrance et alors, ce ne sera pas l’abîme qui grandira, mais la vie qui est en toi.
  4. Il n’est aucune passion, aucune idée ni aucun acte humain qui ne soient concernés par l’abîme. C’est pourquoi nous traiterons de l’unique chose qui mérite d’être traitée : l’abîme et ce qui le surpasse.. » Silo: le paysage intérieur

« Quand on parla des cités des dieux où voulurent parvenir de nombreux héros de différents peuples ; quand on parla de paradis où les dieux et les hommes vivaient ensemble dans une nature originelle transfigurée ; quand on parla de chutes et de déluges, on exprima une grande vérité intérieure.

Les rédempteurs apportèrent ensuite la Parole et vinrent à nous dans une double nature pour rétablir cette nostalgique unité qui était perdue. On exprima aussi alors une grande vérité intérieure.
Néanmoins, lorsqu’on parla de tout ceci en le plaçant hors du mental, on fit erreur ou on mentit.
Inversement, le monde extérieur, confondu avec le regard intérieur, oblige celui‑ci à parcourir de nouveaux chemins.
Ainsi, aujourd’hui s’envole vers les étoiles le héros de cet âge. Il vole à travers des régions jusqu’alors ignorées.
Il vole vers l’extérieur de son monde et, sans le savoir, est lancé jusqu’au centre intérieur et lumineux. »   Silo: le regard intérieur

Psychologie IV: non violence

Dario Ergas: « L’unité dans l’action »

« J’essaie de montrer que, si effectivement l’expérience de communication avec la profondeur de la conscience est la réponse à la question du sens, elle n’est pas suffisante puisque cette expérience se perd très facilement dans l’oubli. Les expériences révélatrices de l’être transcendant doivent se traduire par une construction, dont la conséquence est la croissanl'unité dans l'actionce de cette expérience en soi-même et sa reconnaissance chez les autres. L’expérience du contact avec la totalité est expérimentée comme « unité ». Dans ce travail, il est exposé que le sens de la vie est de faire grandir l’unité intérieure, en compagnie d’autres, et cette direction est la base pour une transformation personnelle, sociale et humaine. »

Dario Ergas: L’unité dans l’action

[Allemagne] Mon revenu de base se classe 3e dans la liste des best-sellers

source:

https://www.pressenza.com/fr/2019/02/allemagne-mon-revenu-de-base-se-classe-3e-dans-la-liste-des-best-sellers/

Cet article est aussi disponible en: EspagnolAllemand

[Allemagne] Mon revenu de base se classe 3e dans la liste des best-sellers
Traduction titre du livre : ‘QU’EST-CE QUE TU FERAIS ? COMMENT LE REVENU DE BASE INCONDITIONNEL NOUS CHANGE’ (Crédit image : http://www.mein-grundeinkommen.de)

Le livre Qu’est-ce que tu ferais ? de Michael Bohmeyer et Claudia Cornelsen permet aux gagnants [N.d.T. ils reçoivent un revenu de base de 1000 €/mois pendant une année] d’exprimer leur opinion et d’alimenter le débat par l’expérience pratique.

Juste après sa publication, le livre Qu’est-ce que tu ferais ? Comment le revenu de base inconditionnel nous change, réponse de la pratiquese classe troisième sur la liste des best-sellers de Spiegel pour les publications de poche. Il s’agit d’un rapport attrayant de l’un des « laboratoires sociaux les plus fascinants du monde », qui paraît une semaine après sa publication dans la deuxième édition de l’Econ-Verlag.

Pour la production du livre, Michael Bohmeyer, fondateur de la récente organisation non gouvernementale My Basic Income [N.d.T. Mon revenu de base] et Claudia Cornelsen ont parcouru l’Allemagne pour interviewer les lauréats du prix du revenu de base. Qu’il s’agisse d’un héritier d’un hôtel ou d’un mini-jobber [N.d.T. Mini-emploi, emploi à moins de 450€/mois, 15h/semaine maxi], d’un retraité, d’un étudiant, d’un demandeur d’emploi ou d’un travailleur autonome, pour tous, l’année du revenu de base a été le plus grand changement dans leur vie.

La cause : le bien-être dû au revenu de base. Fini les pénuries, être capable de réfléchir et de prendre le contrôle de sa vie tout en étant assuré, cela rend les gagnants plus forts. La peur d’exister a cédé la place à un sentiment de droit d’exister, sans condition. Non seulement cela ramène les personnes marginalisées de la société dans le cercle de la communauté, mais cela les conduit aussi à une nouvelle attitude envers la vie, même parmi ceux qui ont toujours pensé qu’ils en avaient assez.

Le livre Qu’est-ce que tu ferais ? montre comment le revenu de base inconditionnel (RBI) améliore notre société, non pas parce qu’il met le levier économique à l’extérieur, mais parce que quelque chose change à l’intérieur des gens.

Mon revenu de base est une ONG récente et sans but lucratif. Les dons sont collectés par Crowdfunding et dès que 12.000 euros sont collectés, ils sont tirés au sort comme un revenu de base inconditionnel sur un an. Il est intéressant de mentionner la grande popularité de la jeune organisation, fondée il y a presque cinq ans. ‘Mon revenu de base’ compte actuellement 1 million d’utilisateurs et plus de 70 000 donateurs, l’ONG alimente le débat sur le revenu des citoyens. A ce jour, plus de 270 personnes ont reçu un revenu de base inconditionnel pendant une année.

Cinquante Québécois-es signent une lettre pour la paix au Venezuela

http://www.droitdeparole.org/2019/02/cinquante-quebecois-signent-une-lettre-pour-la-paix-au-venezuela/?fbclid=IwAR18Sg9Be3Cu3A8zDEG1AN–q2qOMPw-RKYW-cLMO8x7bSCxLXDEMSfK0YA

Source: Droit de Parole
Par le Comité pour la paix en Amérique latine
Publié le 11 février 2019

Préoccupés par la situation actuelle au Venezuela, par les menaces d’invasion et d’une éventuelle guerre civile, des citoyens et citoyennes de la Ville de Québec se sont regroupés afin de chercher à mieux comprendre ce qui se déroule actuellement dans ce pays.

Après avoir pris connaissance de l’histoire contemporaine du Venezuela, de la situation politique dans l’ensemble du continent et des interventions répétées du gouvernement américain pour soutenir des gouvernements anti-populaires et antidémocratiques, nous avons décidé d’un commun accord de dénoncer ce qui nous est présenté comme une intervention humanitaire.

De fait, depuis le Coup d’État de 2002 contre le président Hugo Chavez, les intentions du Département d’État américain ne sont plus un secret pour personne. Toutefois, ce qui apparait consternant à nos yeux, c’est le caractère univoque de la couverture de presse internationale relayée par nos médias nationaux.

Pourtant, qui prend la peine d’observer le cabinet de guerre du gouvernement de Donald Trump, avec Mike Pence, Elliot Abraham, Mike Pompeo, John Bolton, et le parcours des 15 dernières années au Moyen-Orient, comprendra facilement de quoi nous parlons lorsqu’il s’agit d’aide humanitaire et de restauration de la démocratie, voire des droits humains. Irak, Libye, Syrie, Afghanistan, tous des exemples de mieux-vivre et de sociétés pacifiées par les troupes occidentales.

Ne nous leurrons pas, en plus de nombreuses richesses minérales, le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole de la planète. Son gouvernement d’orientation socialiste est un mauvais exemple pour les autres peuples d’Amérique latine et ses voisins, Colombie, Brésil et Guyane, lorgnent vers ces ressources naturelles. Déjà, John Bolton, sur les ondes de Fox, a avisé les sociétés pétrolières américaines que le Venezuela constitue une occasion d’affaires à ne pas manquer.

Mais qu’en sera-t-il de la population pendant l’invasion, sous l’occupation et de nombreuses années après? L’armée vénézuélienne demeure fidèle au gouvernement constitutionnel de Nicolas Maduro ainsi qu’un bon tiers de la population qui se mobilise de manière répétée dans les rues des différentes capitales. Le peuple du Venezuela est déterminé et armé et n’entend pas se laisser exproprier de ses ressources naturelles et de sa souveraineté sans rien faire.

L’opposition de Juan Guiado est également belliqueuse et refuse toute négociation qui ne soit autre chose qu’une reddition, alors qu’il serait plus raisonnable de convoquer de nouvelles élections pour l’assemblée nationale dont le mandat se termine en 2020. Les intentions de l’opposition soutenue par le groupe de Lima sont de rétablir le calendrier de privatisations néolibérales et de couper dans les bénéfices sociaux accordés depuis 20 ans par la révolution bolivarienne.

Pour ce qui est de la démocratie, on peut s’attendre au mieux à l’établissement de la méthode colombienne qui consiste à assassiner les leaders sociaux au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Rappelons qu’actuellement, l’État de droit prédomine au Venezuela contrairement aux pays qui ont bénéficié des interventions militaires occidentales. On n’y assassine pas les opposants, ils ont droit à un procès. Ceux et celles qui sont emprisonnés le sont pour fraude, corruption, incitation à la violence ou actes violents. Ajoutons que consciente des torts irréparables qu’entrainerait une guerre civile, 80% de la population est opposée à une intervention étrangère au Venezuela.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore qu’il nous serait impossible d’énumérer ici, nous nous opposons à l’ingérence du Canada et des autres pays dans la gouvernance interne du Venezuela et nous appuyons les négociations sous l’égide du Mexique, de l’Uruguay et les 15 États membres de la CARICOM pour résoudre pacifiquement les différends en accord avec les lois internationales.

1 – Guy Roy, militant internationaliste

2 – Victor Ramos, anthropologue

3 – Yves Carrier, coordonnateur du CAPMO

4 – Isabelle Doneys, intervenante sociale

5 – Michaël Lessard, webmestre Réseau du forum social de Québec- Chaudière Appalaches

6 – Ernesto Castro, travailleur social

7 – David Savard, militant

8 – Tobie Maltais, militant

9 – Fernand Dumont, ébéniste industriel

10 – Mario Gil Guzman, sociologue, intervenant social, cellule de Québec pour une Colombie humaine

11 – Raul Gil Guzman, anthropologue, cellule de Québec pour une Colombie humaine

12 – Jean-Philippe Doré, militant internationaliste

13 – Juliette Ouellette, retraitée

14 – Alix Renaud, écrivain

15 – Lise Gauvreau, enseignante retraité

16 – Pierre Mouterde, sociologue, essayiste

17 – Robert Lapointe, géographe

18 – Paul-Yvon Blanchette, retraité, Mouvement des travailleurs chrétiens

19 – Marta Visal, intervenante sociale, Comité Oscar Romero Montréal

19 – Martine Sanfaçon, agente de pastorale

20 – Michel Laberge, membre de Développement et paix et du Parvis

21 – Gerardo Alvares, professeur retraité de linguistique de l’Université Laval

22 – Véronique Salmon, intervenante sociale

23 – Marie-France Labrecque, professeure émérite d’anthropologie, Université Laval

24 – André Jacob, vice-président politique, Les Artistes pour la paix

25 – Yves Lawler, retraité

26 – Cecilia Valdebenito, anthropologue consultante

27 – Christian Claude, enseignant à la retraite

28 – Lyse Routhier, communications politiques

29 – Claude Bélanger, retraité

30 – Oscar Fortin, retraité

31 – Claude Morin, professeur retraité d’histoire de l’Amérique latine, Université de Montréal

32 – José Del Pozo, professeur retraité, départ. d’histoire de l’UQAM, spécialiste de l’Amérique latine

33 – Gérald Doré, pasteur de l’Église Unie

34 – Robert Boudreau, retraité

35 – Beatriz Caceres, infirmière auxilaire

36 – Benoit Arcand

37 – Alexandre Cubaynes

38 – Xavier Beaulieu

39 – Éric Bouchard

40 – Louis Comtois

41 – Félix L’Heureux Bilodeau

42 – Anthony Tremblay

43 – Shaun Lovejoy

44 – Nancy Diaz, Centre chilien Pablo Neruda

45 – Olivier Lamanque Galarneau

46 – Jocelyne Barnabé, artiste en art visuel

47 – Nancy Diaz

48 – Élisabeth Desgranges, animatrice régionale à Développement et Paix

49 – Philippe Lavoie

50 – Michele Dhaïti, professeur d’anthropologie


Point de vue de l’humanisme universaliste:

Moi je dis que dans l’ordre international, tous ceux qui envahissent des territoires devraient se retirer immédiatement et respecter les résolutions et les recommandations des Nations Unies.

Je dis que dans l’ordre intérieur des nations, on devrait travailler pour faire fonctionner la loi et la justice, aussi imparfaites qu’elles soient, au lieu de durcir les lois et les dispositions répressives qui tomberont aux mains de ceux-là mêmes qui font obstacle à la loi et à la justice.

Je dis que dans l’ordre domestique, les gens devraient accomplir ce qu’ils prêchent et sortir de leur rhétorique hypocrite qui empoisonne les nouvelles générations.

Je dis que dans l’ordre personnel, chacun devrait s’efforcer de parvenir à ce que coïncide ce qu’il pense avec ce qu’il sent et ce qu’il fait, modelant ainsi une vie cohérente et échappant à la contradiction qui génère la violence.

Mais rien de ce qui est dit ne sera écouté. Cependant, les évènements eux-mêmes feront que les envahisseurs se retireront ; que les durs seront répudiés par les populations qui exigeront la simple application de la loi ; que les enfants reprocheront à leurs parents leur hypocrisie ; que chacun se reprochera à lui-même la contradiction qu’il génère en lui et en ceux qui l’entourent.

Nous sommes à la fin d’une obscure période historique et plus rien ne sera comme avant. Peu à peu, commencera à s’éclaircir l’aube d’un jour nouveau, les cultures commenceront à se comprendre, les peuples expérimenteront une soif croissante de progrès pour tous, comprenant que le progrès limité à quelques-uns s’achève sans progrès pour personne. Oui, il y aura la paix et on comprendra par nécessité qu’une nation humaine universelle commence à se dessiner.

Paroles de Silo à l´occasion de la première célébration annuelle du Message de Silo. Punta de Vacas, 4 mai 2004

L’imam et son discours

https://ici.tou.tv/l-imam-et-son-discours

Une grande lessons pouvons nous tirer de ce programme: Nous tous, nous devons nous regarder dans le miroir des autres: Qu’est-ce que nous voyons? de l’amour ou de l’indifférence? de l’ouverture ou du mépris?

imam

Réjean Bergeron, le Socrate de Montréal

« Quand ses étudiants lui demandent « à quoi ça sert », un cours de philosophie, Bergeron, à la manière d’un Socrate de Montréal, retourne la question à chacun d’entre eux : « Toi, à quoi tu sers ? » Manière de leur faire comprendre, évidemment, que « l’éducation ne s’adresse pas strictement au futur employé, mais à l’être humain dans son intégralité », qu’elle ne vise pas à façonner un outil humain, mais des hommes, des femmes, des amis, des amoureux, des parents, des citoyens cultivés capables d’esprit critique. »

source: Louis Cornellier, Le Devoir, 

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/483277/rejean-bergeron-le-socrate-de-montreal

 

 »

 

Caitlin JOHNSTONE: Diverses réflexions sur la politique, l’humanité et le monde

Caitlin JOHNSTONE

https://www.legrandsoir.info/diverses-reflexions-sur-la-politique-l-humanite-et-le-monde.html

Le problème n’est pas seulement que nous sommes gouvernés par des tyrans, c’est que notre tête est remplie de propagande et de virus culturels qui nous poussent à y consentir.

La russophobie et l’accent sans nuances mis sur Trump ont été utilisés pour alarmer un pourcentage agaçant de progressistes américains, qui sont passés d’un désir de changement à un désir de retour en arrière. Vouloir que les choses redeviennent comme avant, c’est vouloir le retour des conditions qui ont créé Trump.

Le patriotisme est comme la pilule bleue dans The Matrix. Si vous la prenez, vous vous sentez bien dans votre pays, mais vous n’apprenez pas la vérité à son sujet.

Si tout le monde comprenait soudainement à quel point la guerre est horrible, toutes les actions militaires dans lesquelles les Etats-Unis et leurs alliés sont actuellement engagés cesseraient sous la pression d’une révolte populaire.

Autre sujet peu abordé : les agences gouvernementales secrètes fournissent un soutien aux entreprises de la Silicon Valley, soutien qu’elles auraient pu facilement menacer d’apporter aux concurrents de ces entreprises si certains accords n’avaient pas été conclus.

Quiconque dit que la Russie est sur le point d’envahir l’Ukraine ou les États baltes est soit un menteur, soit un ignorant. Une nation dont l’économie a la taille de celle de l’Espagne et qui réduit son budget militaire ne se prépare pas pour la troisième guerre mondiale.

La personnalité militaire de la Russie ressemble beaucoup au stéréotype du vétéran militaire russe : stoïque et réservé quand il n’est pas provoqué, mais disposé et capable de vous mettre dans un fauteuil roulant si vous envahissez son espace personnel. Elle doit être traitée en conséquence.

Les gens qui ne croient pas que ces escalades idiotes contre la Russie peuvent mener à une guerre nucléaire refusent tout simplement d’envisager toutes les possibilités. Et le font par lâcheté intellectuelle.

Un gouvernement démocratique pourrait en effet être un outil du peuple pour mettre en œuvre la volonté du peuple dans l’allocation des ressources et la protection de l’ensemble de la population. Un tel système fonctionnerait infiniment mieux que celui où le sort du peuple est déterminé par une élite de ploutocrates sociopathes. Le problème, c’est que les gouvernements ne sont pas démocratiques et n’agissent pas conformément à la volonté du peuple, et tant qu’ils ne le font pas, un tel système est impossible.

L’absence de gouvernement est aussi une voie envisageable, si l’humanité transcende son modèle inconscient destructeur. Croire que l’anarchisme peut fonctionner, c’est croire en la possibilité d’une telle transcendance.

Croire que le capitalisme est le meilleur système possible, c’est croire que le meilleur système possible élève naturellement les plus avides, les plus sournois et ceux qui sont les plus disposés à tout faire pour grimper plus haut, jusqu’à dépouiller notre planète.

L’humanité continuera à répéter les mêmes schémas inconscients jusqu’à ce qu’elle se réveille ou s’autodétruise.

L’éveil spirituel collectif de l’humanité sera le fruit d’un éveil spirituel individuel. Les choses commenceront à pénétrer les consciences, nous prendrons conscience des forces sous-jacentes derrière nos souffrances, et à mesure qu’elles deviendront conscientes, nous pourrons les défaire et les remplacer consciemment par des processus qui nous seront bénéfiques.

Ce qui s’est passé en France montre ce qui peut se produire lorsque ceux qui sont au pouvoir perdent le contrôle du récit. Un soulèvement populaire inter-idéologique est le pire cauchemar de la classe dirigeante ; éviter une telle chose est la raison même pour laquelle tant d’énergie est consacrée à un contrôle étroit du récit, via les médias ploutocratiques et la manipulation politique.

Vos dirigeants n’ont jamais eu peur des Russes, des Chinois, des Nord-Coréens ou des terroristes. La seule chose dont ils ont toujours eu peur, c’est vous. Plus précisément, ils ont peur que vous et vos compatriotes ne cessiez de croire aux récits autorisés, qu’ils ne se débarrassent des anciens mécanismes d’oppression et de contrôle par la seule force du plus grand nombre sans tirer un seul coup de feu et qu’ils ne créent un nouveau monde ensemble.

Celui qui possède l’or établit les règles, mais celui qui contrôle le récit détermine qui possède l’or.

Quiconque essaie de contrôler votre récit sur vous-même essaie de vous contrôler.

Personne n’a le droit de vous intimider ou de vous faire honte en vous privant de votre droit d’arriver à votre propre compréhension du monde, avec vos propres pensées, en utilisant vos propres recherches, en n’acceptant aucune affirmation de foi faisant autorité, peu importe la confiance qu’on leur accorde. Vous êtes infiniment plus qualifié que quiconque pour arriver à votre propre compréhension de ce qui se passe, et c’est votre droit souverain en tant qu’être humain d’exprimer cette compréhension.

Les problèmes personnels, politiques et sociétaux se résument en fin de compte à la souveraineté. Prendre conscience de la myriade de façons dont nous nous étendons au-delà de nos propres frontières souveraines et empiétons sur la souveraineté des autres, qu’ils soient personnels, idéologiques, nationaux ou écosystémiques, est la voie vers la création d’une utopie où nous pouvons tous collaborer entre nous et avec notre environnement dans l’intérêt du bien commun.

Ce qui s’annonce dans à peine une génération ou deux, c’est l’une des trois possibilités suivantes : la liberté totale, l’esclavage total ou l’annihilation totale. Désolée pour les indécis, il n’y a pas de quatrième option. La confluence de l’Intelligence artificielle, de l’automatisation et d’une élite de plus en plus paranoïaque et sécuritaire signifie que nous serons probablement soumis à plus de surveillance, plus de manipulation, plus de travail à moindre salaire à mesure que les emplois disparaîtront en même temps que les protections sociales, dans le cas où nous ne nous autodétruisons pas.

Ou alors, nous changeons rapidement notre conscience et nous nous débarrassons complètement du système punitif qui exige que les gens travaillent pour gagner leur vie, et prenons conscience de l’abondance qui nous entoure. Nous travaillerons de notre plein gré, et à notre propre rythme, en faisant ce que nous voulons. Si c’est difficile à imaginer, je vous supplie d’essayer quand même et de chercher comment y arriver. Ce n’est pas si difficile. Nous avons déjà tous les outils en main.

Les humains sont des sorciers géants d’une beauté explosive. Ce serait vraiment dommage de nous autodétruire avant de l’avoir compris.

Caitlin Johnstone

traduction « on cause des gilets jaunes jusqu’en Australie, dites-donc » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

 

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« Convergence des Cultures »


Antécédents

Convergence des Cultures (1) est un organisme du Mouvement Humaniste. Ce Mouvement est né le 4 mai 1969, à Punta de Vacas, paysage montagneux des Andes près de la frontière entre l´Argentine et le Chili, avec la harangue publique connue sous le nom de LaGuérison de la Souffrance donnée par Silo, son fondateur.

Le Mouvement Humaniste se fonde sur le courant de pensée connu comme Nouvel Humanisme ou Humanisme Universaliste.

Ce courant dont la pensée est exposée dans l´œuvre de Silo et dans celles des divers auteurs qui s’en inspire, implique également un sentiment et une façon de vivre ; il prend forme dans de multiples domaines de l´activité humaine, donnant origine à divers organismes et fronts d´actions. Tous s´appliquent dans leur domaine d´actions respectif vers un objectif en commun : humaniser la Terre, contribuant ainsi à augmenter la liberté et le bonheur des êtres humains. Ils ont en commun la méthodologie de la Non-violence active et la proposition d´un changement personnel en fonction de la transformation sociale.

Les autres organismes issus de ce même Mouvement Humaniste sont le Parti Humaniste, La Communauté pour le Développement Humain, Monde sans Guerres et sans Violence, et le Centre Mondial d’Études Humanistes.

L’Humanisme Universaliste

L’Humanisme Universaliste, également appelé “Nouvel Humanisme”, se caractérise par la mise en évidence de l’attitude humaniste. Cette attitude n’est pas une philosophie mais une perspective, une sensibilité et une façon de vivre la relation avec les autres êtres humains. L’Humanisme Universaliste soutient que dans toutes les cultures, lors de leur meilleur moment de créativité, l’attitude humaniste a imprégné le milieu social. Sont alors rejetées la discrimination, les guerres et la violence en général. La liberté d’idées et de croyances prend une forte impulsion incitant à la recherche et à la créativité dans les sciences, l’art et les autres expressions sociales. Dans tous les cas, l’Humanisme Universaliste propose non pas un dialogue abstrait ou institutionnel entre cultures, mais un accord sur des points de base et la collaboration mutuelle entre représentants de cultures diverses, se basant sur des moments humanistes comparables.”

Dans nos sociétés actuelles, les différentes cultures cohabitent quotidiennement. Mais ce qui est extraordinaire dans ce moment historique, c’est qu’il s’agit d’un moment de mondialisation dans lequel toutes les cultures se rapprochent et s’influencent mutuellement, comme cela ne s’était jamais produit auparavant.

Il est important de faire la distinction entre ce processus de mondialisation croissant et la globalisation. Ce qu’on appelle globalisation n’est pas autre chose que le comportement traditionnel impulsé par les centres impériaux. Comme cela s’est produit plusieurs fois dans l’histoire, ces empires s’installent, se développent et font graviter autour d’eux d’autres peuples en essayant d’imposer leur langue, leurs coutumes, leurs vêtements, leur alimentation et tous leurs codes. Finalement, ces structures impérialistes finissent par générer violence et chaos, conséquence de leur brutalité grossière et de la confrontation culturelle.

Aujourd’hui, il est nécessaire de créer des enceintes dans lesquelles on recueille les idées, les croyances et les attitudes humanistes de chaque culture qui au-delà de toute différence, existent au cœur des différents peuples et individus.


Objectifs

En termes généraux, Convergence des Cultures propose de faciliter et de stimuler le dialogue entre les cultures, de lutter contre la discrimination et la violence, et de diffuser sa proposition sous toutes les latitudes.

Il s´agit en particulier de :

a) Promouvoir la relation entre les différentes cultures

Grâce à l’organisation de rencontres et d’enceintes d’échange entre des personnes de différentes cultures. Non seulement dans l’intention de faire connaître leurs propres cultures, leurs inquiétudes et aspirations, mais aussi pour que cet échange permette un dialogue véritable orienté vers la recherche de points communs présents dans le cœur des différents peuples et individus.

b) Dénoncer et lutter contre toute forme de discrimination manifeste ou larvée

Au travers de campagnes de différentes sortes qui incitent à la pleine application des droits humains. Pour la libre circulation des êtres humains sur la planète et pour que chacun ait la possibilité de choisir le lieu et les conditions dans lesquelles il veut vivre. Pour améliorer le présent et construire un futur commun.

c) Diffuser ses idées et ses activités

En prenant contact avec toutes les cultures dans les différents pays, dans l’intention de diffuser et d’ajouter d’autres personnes et d’autres organisations intéressées par l’étude et les activités de Convergence des Cultures.


7. Matériels de référence

Convergence des Cultures a pour matériels officiels et matériels recommandés :

Matériels officiels

  • Encadrement de C.C.
  • Manuel de formation personnelle pour les membres du Mouvement Humaniste, Centre d’Études Parc Punta de Vacas, 2009.

Matériels recommandés

  • Le Document Humaniste, Silo, 1992adopté par le PH au IIe Congrès de l’Internationale Humaniste (Moscou, 1993).
  • Autolibération, Luis A. Ammann. (Ed. 1980, Version française, Ed. Références, 2004.)
  • Œuvres Complètes, Silo, Vol I et II., Plaza y Valdés, 2002. (disponibles en français sur silo.net, les livres ont été édités séparément par Éditions Références, Paris.)
  • Notes de Psychologie, Silo. Ulrica ediciones, 2006. (disponible en français sur silo.net)

Cette bibliographie s´enrichira des nombreux apports que feront les membres de Convergence des Cultures pour le développement de ses points de vue et pour son application dans des domaines spécifiques.

9. Aspects institutionnels

Conformément au degré de développement et de croissance de C.C. dans chaque pays et afin de faciliter le développement des objectifs dans sa relation avec le milieu, les Équipes devront obtenir leur statut juridique en tant « qu´association civile à but non lucratif » (ou toute autre appellation selon les normes de chaque pays).

Les statuts ou chartes organisationnels de ces “associations à but non lucratif” reflèteront dans la pratique une organisation et des principes identiques à ceux émis dans les matériels organisationnels officiels au niveau mondial.

Au niveau mondial, Convergence des Cultures s’organise comme une “Fédération Mondiale » qui regroupe toutes les Équipes de C.C. du monde.

Convergence des Cultures
Fédération Mondiale des Équipes de C.C.

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