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Naître à l’esprit

(Extrait de: « Un voyage avec Michel Fromager, antropologueSynthèse d’une semaine de formation et de ressourcement ». Centre de pastorale de la sante et des services sociaux. Québec.

Ainsi cantonnés dans le bio-psycho-social, nous considérons que nous vivons une seule naissance, que nous arrivons au monde complet, c’est-à-dire avec un corps et une psyché qui se développeront, et que nous mourrons lorsque nous serons rendus au bout de notre rouleau, si nous sommes chanceux!

Or ce que nous rappelle l’expérience du troisième versant de l’être humain, expérience qui, encore une fois, nous a été transmise depuis la nuit des temps par les mystiques de tous les coins du monde et par les grandes traditions religieuses d’Orient comme d’Occident, c’est que nous sommes beaucoup plus libres que nous le pensons. En effet, si notre venue au monde biopsychique nous est pour ainsi dire imposée (en effet, que nous soyons contents ou non d’être au monde, il est évident que nous ne l’avons pas choisi), nous sommes appelés, chacun et chacune, à une seconde naissance, cette fois-ci non pas à la vie bio-psycho-sociale, corps et âme, mais à la vie dans l’esprit, qui est la naissance à notre être véritable, à notre vraie identité dans toute sa densité, à notre être pleinement vivant. C’est la naissance à la vie dans l’amour total. Or, contrairement à la première naissance, la caractéristique de la seconde est d’être librement choisie.

C’est comme une chenille qui est faite pour devenir papillon. Tout le développement de la chenille est ordonné à sa transformation à la vie de papillon. Mais « ce » papillon n’existerait pas sans « cette » chenille qui s’est développée et qui a préparé sa venue : c’est le même être d’un bout à l’autre de l’aventure! La chenille portait déjà en elle son imago, c’est-à-dire les prémisses de son être véritable, totalement accompli et épanoui. Il en va de même pour la personne : sa naissance et sa croissance dans la vie psychosociale préparent sa naissance à la vie en plénitude qui est la vie dans l’esprit. Et c’est la même personne, le même être qui se déploie tout au long de cette aventure qui ouvre sur l’éternité.

Qu’est-ce que ça change? À la fois tout et rien! Car la réalité que nous connaissons, ou que nous croyons connaitre ne change pas. L’enjeu véritable est la saveur de la vie, son sens, sa densité, son déploiement. Il s’agit de devenir véritablement vivant, véritablement aimant. Voulons-nous uniquement une vie de chenille ou bien une vie intégrale de chenille devenue papillon? Car la seconde naissance est possible et souhaitable, pour toute personne, dès cette vie-ci! Pourquoi se contenter d’un bonheur de chenille alors que nous pouvons gouter et déployer un bonheur de papillon?

sur nous. Le véritable drame n’est plus la mort : c’est de ne pas être pleinement vivant pendant qu’on est en vie!
Que faut-il faire pour naitre à cette vie sur laquelle la mort n’a plus d’emprise? À première vue, pas grand-chose, puisque cette deuxième naissance ne se produit pas à coup de volonté : elle arrive gracieusement, gratuitement, parfois discrètement, parfois en nous tombant dessus au moment où l’on s’y attend le moins. Mais il y a une condition essentielle : il faut reconnaitre la possibilité de cette dimension que nous connaissons peu, mais que nous avons tous expérimentée par des petits insights, par des expériences furtives d’émerveillement ou d’amour profond, ou par des petits gouts d’éternité survenus au cours de notre vie jusqu’ici. Il faut consentir à cette dimension et la désirer vraiment, quotidiennement. Ce sont les deux mots clés : consentir et désirer. C’est la seule condition : l’ouverture du cœur. Alors, la seconde naissance peut se produire au cours de la vie, et par là nous rendre drôlement plus vivants!

L’éveil à l’esprit, l’expérience de son effleurement ou de son irruption dans notre vie arrive de façon spontanée, surprenante, à n’importe quel moment. Cependant, il semble que certaines circonstances soient particulièrement favorables à cette expérience : l’émerveillement devant la beauté, l’expérience de l’amour profond, de l’amour pur, et la proximité de la mort. Alors, nous sommes tous concernés, que nous soyons « croyants » ou non. Nous pouvons nous exercer quotidiennement à consentir à l’expérience de l’esprit, à la désirer, à porter attention à ses petits clins d’œil dans le plus concret et le plus ordinaire de notre vie.

Lorsque le premier éveil à l’esprit ou éveil spirituel est conscientisé et reconnu pour ce qu’il est vraiment(3), il reste à l’intégrer graduellement, à le nourrir et à le faire croitre au fil du temps, afin de progresser vers son être total, achevé, accompli. Cela représente un travail quotidien jamais terminé. À cet effet, pour nourrir sa croissance dans la dimension de l’esprit, l’aide d’une tradition spirituelle ou religieuse reconnue peut s’avérer très profitable.

Qu’est-ce que tout cela apporte de plus dans le monde de la santé? Encore une fois : à la fois tout et rien! Fondamentalement, la vision tripartite de l’humain apporte une nouvelle perspective. Elle change le pôle d’attraction. Ainsi, la valeur absolue n’est plus la santé : c’est l’expérience de l’esprit, la seconde naissance, qui devient la valeur absolue puisque c’est elle qui rend l’humain pleinement vivant et qui peut le délivrer de la peur de la mort. Cela relativise des choses. On doit continuer à rechercher la guérison

Cette perspective induit une nuance subtile, mais radicale, dans les soins : ça devient l’amour dans le geste qui compte le plus, et non le geste thérapeutique en lui-même. C’est la manière de poser le geste qui importe le plus, en cherchant tout autant son efficacité afin de guérir et redonner la santé autant que cela est possible. Car c’est ainsi qu’on peut contribuer à aider une personne à naitre à l’esprit, ou à nourrir sa vie dans l’esprit. À l’inverse, si le geste est fait machinalement, sans présence réelle à autrui, sans amour, il contribue à entretenir l’illusion, à la fois chez le malade et chez le soignant, que la vie humaine ne se limite qu’au composé biopsychique…

Heureusement, les gestes thérapeutiques aimants sont une réalité dont nous sommes témoins presque chaque jour dans nos établissements de santé. En effet, combien de fois entendons-nous un usager exprimer d’une manière ou d’une autre qu’il est touché par la qualité humaine des soins, ou que son expérience d’hospitalisation restera marquée longtemps dans son cœur? Un usager a même déjà dit que c’est à l’hôpital, dans la manière dont certains soins lui ont été prodigués, qu’il a vécu sa première véritable expérience de la Transcendance.

Cet appel à porter attention à la manière dont on pose un geste, à la façon d’habiter humainement nos interventions, concerne tous les acteurs, du médecin à l’ergothérapeute, du préposé aux bénéficiaires à la réceptionniste. Quand, en tant qu’employé du réseau de la santé, on travaille de cette manière pour l’usager, on contribue à lui donner son véritable envol, ce à quoi il est attiré depuis sa naissance au monde biopsychique. Cela signifie qu’en plus de lui redonner la santé, autant que cela est possible, nous pouvons le rendre pleinement vivant!

Il y a cependant une certaine différence dans les rôles. L’ensemble des professionnels de la santé ont comme objectif premier le rétablissement de la santé physique et psychique. Leur influence sur l’éveil spirituel de l’usager, influence très souhaitable, représente un « effet secondaire » dû à leur manière humaine et aimante d’intervenir. Parmi ces professionnels, le spécialiste de la dimension spirituelle (4) est celui qui a pour objectif premier l’ouverture de l’usager à sa dimension spirituelle. Il est celui qui vise l’éveil spirituel de l’usager, et idéalement l’intégration de son processus de naissance à l’esprit et de croissance dans l’esprit.

En terminant, on peut penser que tout ce qui précède n’est que de beaux mots. Ou on peut trouver que ça ressemble à des chimères, que c’est peu recevable puisqu’impossible à démontrer scientifiquement, rationnellement. Ces réactions sont légitimes et respectables. Mais soyons à tout le moins conscients de l’enjeu fondamental qui se cache en dessous de ces débats anthropologiques : l’être humain est, de toute évidence, déterminé en partie par la nature, par la biologie, par l’hérédité. Partant de là, il est le produit de sa société, de la culture dans laquelle il baigne. Or toute culture donnée est porteuse d’une vision de l’être humain, d’une image anthropologique primordiale, notamment dans ses institutions, ses savoirs, ses schèmes relationnels. Cela n’est pas neutre : cette vision ne décrit pas l’homme tel qu’il est réellement, mais elle tend plutôt à le construire selon ce « plan de développement » implicite qu’est une image anthropologique, avec les richesses qu’elle porte, mais aussi avec ses limites et parfois avec les portes qu’elle ferme.

Alors, pourquoi ne pas miser sa vie, construire la société, et offrir des soins de santé dans l’ouverture à la troisième dimension, dans le consentement à ce pôle d’attraction?

(3) C’est souvent ça le problème : on ne reconnait pas ces expériences de l’esprit pour ce qu’elles sont vraiment…on est distrait, on les nie, on les refoule… et la santé de toutes nos forces, mais c’est la plongée dans la saveur véritable de la vie qui compte plus que tout.
(4) Animateur de pastorale, intervenant en soins spirituels ou autre titre.

« Avant sa première expérience spirituelle, l’homme est semblable à un poisson rouge ignorant qu’il est prisonnier de son aquarium parce qu’il n’en est jamais sorti. Après en être sorti, ne serait-ce que le temps d’un éclair, il connaît sa condition et comprend qu’elle est éminemment tragique. Alors, le choix lui appartient. Soit il préfère oublier ce qu’il a vu et rester prisonnier. Soit il assume ce qu’il voit et il en tient compte dans sa vie quotidienne. C’est ce choix qui peu à peu donne place à une vie infiniment plus féconde et plus belle. Non plus obligatoire, mais libre. Une vie, non plus partielle, mais entière. Non plus relative, mais absolue. Non plus mortelle, mais immortelle. Cette vie supérieure n’est bien sûr autre que la Vie éternelle de l’Écriture, cette vie dont saint Augustin disait, si justement, qu’elle est « la Vie de notre vie »

Michel Fromager:

 http://cultivetestalents.over-blog.com/corps-âme-et-esprit-selon-michel-fromaget

 

Note du blogueur: J’ai pris ce texte, car il me semble clair et révélateur par rapport au besoin de se réveiller de l’illusion et de reconnaitre l’infinite monde qui s’ouvre à l’être humain s’il bâtit la societé sur la base de l’expérience spritituelle directe. Aussi, j’invite le lecteur a lire le texte de Silo: Le message de silo inspire une profonde religiosité, sur: http://communaute-du-message-quebec.blogspot.ca/2016/01/le-message-de-silo-inspire-une-profonde_3.html

Voici un extrait:

« L’Esprit humain
L’être humain n’a pas terminé son évolution. C’est un être incomplet et en développement qui a la possibilité de former un centre interne d’énergie… une telle chose arrivera selon le type de vie qu’on mène. Si les actes qu’on réalise sont cohérents, un système de forces centripètes, que nous appelons “espritˮ se structurera peu à peu. Si les actes sont contradictoires, le système sera centrifuge et, par conséquent, l’esprit ne naîtra pas ou il aura une configuration élémentaire sans développement. Un être humain peut naître, mener sa vie de l’avant, mourir et se dissoudre pour toujours et un autre peut naître, mener sa vie de l’avant, laisser son corps et continuer d’évoluer sans limite. L’être humain, dans sa bonté, dans l’élimination des contradictions internes, dans ses actes conscients et dans sa sincère nécessité d’évolution, fait naître son esprit. Pour l’évolution, l’amour et la compassion sont nécessaires. Grâce à eux, la cohésion interne est possible ainsi que la cohésion entre les êtres qui permettent la transmission de l’esprit des uns aux autres. Toute l’espèce humaine évolue vers l’amour et la compassion. Celui qui travaille pour lui-même dans l’amour et la compassion, le fait aussi pour les autres êtres. »

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ENTREVUE SPÉCIALE INÉDITE avec le Dr Mario Beauregard

pris de: http://jcchabot.com/entrevue-speciale-inedite-avec-le-dr-mario-beauregard/

Préface de Raôul Duguay à l’essai Aux sources du psychédélique, d’auprés Guy Morin

Dans les années 1960, la Révolution tranquille évacuait la religion du pouvoir civique et amorçait le passage d’une société rurale à une société moderne. En même temps, la jeunesse québécoise expérimentait une révolution neuro- logique qui allait changer sa perception de la réalité et modifier sa conception de la société. À cette époque, l’absorption d’une simple petite goutte de LSD branchait subitement l’expérimentateur sur un autre monde. Grâce à l’expérience psychédélique, qui permettait la « dissolu- tion de l’ego » et faisait émerger le sentiment de la fusion avec toute la création, être branché voulait dire être conscient de l’amour universel et avoir la « certitude d’une unité absolue avec tout ce qui est vivant ». Le LSD était un orgasme de l’esprit.

À l’heure de la révolution numérique, du triomphe de la technologie, du miroitement de l’illusion de l’instantanéité universelle du partage au moyen du Face book, qui n’est pas branché sur le cyberespace ne vit pas vraiment dans ce monde. À l’heure où le destin de l’humanité se résume au choix entre le profit et la vie, entre l’avoir et l’être, retourner Aux sources du psychédélique ne fut pas pour moi le simple souvenir d’une époque révolue où Toulmond chantait avec les Beatles : All you need is love.

Bien que très brève, l’expérience psychédélique que j’ai vécue a changé ma vie. Étudiant en philosophie à l’Université de Montréal, j’étais en quête d’absolu. Comme l’absolu ne peut qu’être ressenti et qu’il transcende la rai- son, ce n’est qu’en prenant mon premier « buvard d’aci- de » et en écoutant Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles que j’ai vécu l’absolu, ce sentiment que tout est un, que touttt est dans touttt. J’avais l’impression de voir, à travers la matière, l’esprit qui en est la substance, de voir la structure subatomique des choses et d’entendre battre partout le cœur de la vie. Il m’apparaissait clair que tout dans l’Univers chantait l’amour. Bien sûr, pour toute per- sonne n’ayant pas vécu cette expérience, je ne vivais plus dans ce monde. Et pourtant, il m’était donné de rêver les yeux ouverts, d’ouvrir toutes grandes les portes de l’ima- gination créatrice, de faire « l’expérience de l’essence, celle de la transcendance du temps et de l’espace,caractéristique de l’expérience mystique ». Et cela donnait un autre sens à mon existence. J’avais le sentiment que ma vie ne m’ap- partenait pas, mais plutôt, que j’appartenais à la Vie. En cela consistait la véritable renaissance.

Sur le plan sociopolitique, avec les adeptes du LSD, beatniks et hippies, renaissaient les valeurs humanistes (respect de la vie, dignité humaine, pacifisme, fraternité, partage des biens) qui contredisaient le rêve rose de l’in- dividualisme capitaliste pour lequel « la seule voie pour atteindre le bonheur » consistait dans la production et la consommation de biens matériels. Alors que sévissait la guerre au Viêt-Nam, à la place des balles, les hippies, refu- sant d’aller combattre et prônant que « la vie doit être vécue par plaisir et non par nécessité », mettaient des fleurs dans les canons des fusils et chantaient Peace and Love.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est à la suite de mon expérience psychédélique que j’ai vécu ma révo- lution vraiment spirituelle. Certes, le LSD est un accéléra- teur de connexions neurologiques, un amplificateur de la perception sensorielle, mais ses effets sont éphémères. C’est en le remplaçant par la méditation et par des tech- niques de respiration que j’ai connu une véritable et continue expansion de conscience. La plus forte, la plus naturelle et la plus bienheureuse des drogues est le con- trôle de l’oxygène dans le cerveau. Aujourd’hui, en tout temps, en tout lieu, je peux avoir accès à la source de tout ce qui est sans l’aide d’aucun hallucinogène.

Dans un monde où la nouvelle drogue est la consom- mation à outrance des virtualités du cyberespace électro- nique, Aux sources du psychédélique est un livre important qui nous rappelle que les premiers visionnaires d’une conscience planétaire écologique ont été les hippies des années 1960. On y apprend également que l’expérience psychédélique a donné naissance aux premiers « human- be-in » où l’art canalisait le vertige d’être ensemble à par- tager la joie de vivre. À cette époque, il n’y avait pas d’écran entre les humains solitaires tentant de se brancher sur les satellites de l’informatique. Dans les « communes », on entrait directement en communication par la chair et par l’esprit. On se branchait sur l’infini. On prenait le temps d’être. « Vivre et laisser vivre » était un principe humani- taire et sacré.


À sujet des autres temps et d’autres espaces, il serait pertinent de faire allusion à l’expérience guidée « Le Festival » ,    de même qu’au texte  Le Chemin. , de Silo.

 

Silo 11/11/2009 Nobel for peace – Summit

Comment l’immortalité est obtenue. Silo.

L’homme n’a pas complété son évolution. Par conséquent: il est en votre main de continuer le développement. Tout est dépendant de son type et des actes conscients.
Le double est né avec l’organe physique, mais l’esprit immortel est né avec les actes de l’unité interne, ce qui forme dans l’être humain un centre de gravité permanente.
Notre message enseigne à survenir des contradictions et de la douleur, de former l’esprit et de transcender vers des plans immortels.
Et maintenant, nous disons que l’énergie qui circule à l’intérieur des nous, peut devenir plus dense, et c’est ce que nous appelons l’esprit.

LA FORMATION DE L’ESPRIT. SILO 1974

Nous disons que sans centre de gravité rien ne peut être permanent.
Supposons que je puisse faire disparaître mon corps en laissant un seul conglomérat d’énergie. Ensuite, une partie de l’énergie ira dans la rue et l’autre partie ira dans une autre direction. Supposons que nous appelons l’âme à cette énergie, et que cette âme mienne soit pleine de trains dans des directions opposées. Donc, si je le veux, cette énergie est déclenchée dans des directions différentes, de sorte que nous ne pouvons pas parler d’immortalité ou d’autres choses semblables.
La dissolution du corps correspondait à la dissolution de l’énergie. Alors que mon corps sert de centre de gravité à cette énergie, cette énergie reste unie. Mais si je retire le corps, cette énergie se dissipera. Lorsque nous parlons du centre de gravité, nous parlons d’une certaine façon d’agir qui nous permet d’harmoniser cette énergie et de la faire circuler dans une direction centrale et non vers l’extérieur. Si j’étais un homme pratiquant une religion extérieure, toutes mes tendances seraient dirigées vers Dieu, le ciel et les choses extérieures. Si je retire mon corps, l’énergie ira dans ces directions; Nous n’avons pas d’unité interne, nous n’avons pas de centre de gravité.
Nous sommes préoccupés par la création de ce centre de gravité. Nous avons dit avant que l’énergie puisse devenir plus dense pour former des corps solides. Et maintenant, nous disons que l’énergie qui circule autour de nous peut atteindre une plus grande densité grâce au travail interne. Cette énergie peut s’attribuer son propre centre, et c’est ce que nous appelons l’esprit. Tous les êtres vivants, même les minéraux ont cette énergie. L’énergie en mouvement ou ce que les gens d’autrefois appelaient l’âme, on pourrait l’appeler le champ d’énergie. Il semble que, dans l’être humain, il existe une possibilité de penser et de se sentir à soi-même, différent du cas de la plante et du minéral, qui dépendent des choses extérieures. Il semble que dans l’être humain, quelque chose puisse se révéler. Et c’est donc dans l’être humain où cette énergie peut générer un centre créatif.
L’être humain peut fonctionner comme une espèce animale. Il peut vivre toute sa vie en se préoccupant par les choses extérieures. Il peut certainement mourir, dirigé uniquement sur les choses qu’il peut percevoir par ses sens. De cette façon, vous pouvez passer toute votre vie sans créer un centre de gravité. Nous disons que l’homme est né sans centre de gravité, que son centre de gravité est provisoire, ce centre de gravité est son corps.
Nous disons que sans centre de gravité rien ne peut être permanent. Ce n’est que l’homme qui peut atteindre sa permanence. Et cela ne peut être acquis que par les cas d’une œuvre intérieure ou par des exemples de grand amour, même si ce travail intérieur n’est pas, mais par les cas d’histoire, beaucoup de gens ont connu ce grand amour intérieur, même s’ils ne n’ont pas connu de grandes théories ou des formes de travail interne. Et ce grand amour intérieur a produit l’unité et celui a brisé des contradictions. Ces personnes sont plutôt saintes.
Les saints sont des personnes dont le centre de gravité est vraiment fort. Ces gens ont un grand amour intérieur que vous ne connaissez probablement pas. Ce n’est pas un problème pour certaines personnes. D’autre part, nous trouvons des personnes ayant un développement intellectuel exceptionnel mais sans développement interne. Nous pouvons alors concevoir un être qui est très humble et qui ne peut probablement pas lire ou écrire, mais qui a un grand amour intérieur. Nous ne pouvons pas le confondre avec quelqu’un qui sait bien ces choses, mais qui n’a pas développé ce centre.
De cette façon, cela ne signifie rien pour nous en termes de niveau interne, qu’une personne connaît beaucoup de ces choses. Nous ne pouvons pas mesurer le niveau des gens par ce qu’ils disent ou peuvent expliquer, mais par ce qu’ils peuvent expérimenter. Et puisque nous ne savons pas comment les autres vivent, nous ne pouvons pas juger le niveau intérieur d’une personne et de toute façon, pourquoi voulons-nous connaître le niveau intérieur d’autres personnes?

Silo, 2015

SILO (Argentina, 2015) Subt. Inglés from Leandro Bartoletti on Vimeo.

Vidéo

MONDES INTÉRIEURS, MONDES EXTÉRIEURS, de Daniel SCHMIDT


Entrevue au directeur (en anglais): https://conceptualrevolutions.com/inner-worlds-outer-worlds-film-qa-with-daniel-schmidt/

Présentation du livre « SILO, le Maître de notre époque » de Pia Figueroa Edwards_15102013

(à partir de 19:11)

Manifesto ProMosaik

http://www.promosaik.com/fr/manifesto/

Vous trouverez ci-dessous le manifeste de ProMosaik qui expose nos principes de base.

mosaik promosaik manifesto

Principe 1
ProMosaik signifie pour nous un monde coloré remplis de différences entres cultures, peuples et religions.

Principe 2
ProMosaik signifie pour nous tolérance et dialogue.

Principe 3
ProMosaik signifie pour nous un monte de voyage et de rencontre.

Principe 4
ProMosaik signifie le dialogue entre les cultures et religions.

Principe 5
ProMosaik signifie la paix et l‘apprentissage de la paix.

Principe 6
ProMosaik signifie le dialogue et l‘apprentissage du dialogue.

Principe 7
ProMosaik signifie un monde coloré et l‘apprentissage de la diversité.

Principe 8
ProMosaik signifie l‘empathie et le respect.

Principe 9
ProMosaik signifie l‘empathie et l‘estime interreligieuses.

Principe 10
ProMosaik signifie l‘empathie et l‘estime interculturelle.

Principe 11
ProMosaik signifie l‘apprentissage de compétences interculturelles.

Principe 12
ProMosaik signifie l‘apprentissage de compétences interreligieuses.

Principe 13
ProMosaik est un atelier pour la construction de ponts entre les cultures et religions.

Principe 14
ProMosaik contruit des ponts entre les cultures et religions grâce à l‘empathie et au langage.

Principe 15
ProMosaik signifie l‘apprentissage de la communication multilingue.

Principe 16
ProMosaik signifie la rencontre entre les langues, cultures et religions.

Principe 17
ProMosaik signifie les droits humains.

Principe 18
ProMosaik signifie la dignité de la femme.

Principe 19
ProMosaik signifie l‘estime de l‘autre.

Principe 20
ProMosaik signifie combat contre injustice, esclavage, exploitation, trafic d‘êtres humains, pauvreté et ignorance.

Principe 21
ProMosaik signifie le combat contre tout type de d‘oppression.

Principe 22
ProMosaik signifie l‘engagement pour les droits des enfants.

Principe 23
ProMosaik signifie la dignité humaine.

Principe 24
ProMosaik signifie l‘expression interculturelle et interreligieuse.

Principe 25
ProMosaik signifie dynamisme et action sociopolitique.

Les nouvelles générations et le nouvel horizon spirituel

…. Et les nouvelles générations et les nouvelles personnes, etc. comment ont-ils la
tête ? Comment mettent-ils la tête ? Quelle projection font-ils avec leur tête ? Ils vont
continuer à penser comme on pensait à d’autres époques, à l’organisation de
groupes humains à diriger, à ça ? Non. Ça, c’est de l’antiquité, c’est d’un ennui et ça
ne fonctionne pas. Et ça ne fonctionne pas. Ils devront faire les choses avec sens. Et
pour que les choses que l’on fait aient du sens, il faudra qu’il y ait un nouvel
horizon… Comment pourrions-nous l’appeler ? Un nouvel horizon spirituel. Je sais
que le mot esprit pose un problème (rires). Bien sûr, imaginez, depuis la Révolution
française jusqu’à aujourd’hui… deux cents ans assommants, bon. N’importe. On a
besoin d’un nouvel horizon spirituel.
Et ce nouvel horizon spirituel, nous croyons qu’il est en train de naître dans le
monde. Tandis que simultanément, toutes les structures se désintègrent.

 Silo 28 mai 2010. Parc Manantiales

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